On se surprend à le suivre des yeux. Il attise votre curiosité. Il vous appelle. Il vous happe pour vous entraîner dans les creux. Musarder dans les vallons. Et sans vous laisser reprendre votre souffle atteindre les crêtes des buttes et des collines.
Le flâneur s’échappe le long de ce passement décharné endormi dans son soupçon sommeil hivernal. Et d’arpent en arpent, de champs en bois, il est promené au gré des chemins et des routes. Il jouit de ce silence, de ce calme extérieur. Et tout en chemin, il perçoit les richesses prodiguées par ces squelettes.
Le promeneur va.
L’animal lui, s’y repose, s’y repait, s’y réfugie.
Enraciné, solide. Il est fier d’être le protecteur, l’architecte, le nourricier de sa terre.
Le bocage. Sans lui la campagne est orpheline, triste, démunie.
Le bocage est pour sa terre une mine, un trésor.